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La maison
Le journal
Ce qu’on écrit ici : les saisons et ce qu’elles changent à la carte, le feu et ce qu’on y met, les distinctions quand elles arrivent, les producteurs qui nourrissent la maison, et ce qui change sur ce site. Des billets courts, datés, du plus récent au plus ancien ; chacun renvoie à la page qui en dit plus.
Pas de commentaires, pas de publicité. Pour être prévenu d’abord — les menus de saison, les soirées vigneron, l’ouverture des réservations — il y a l’infolettre, en bas de page.
Il y a maintenant une vidéo sur la page du feu. Trente-six secondes, sans musique et sans voix : l’érable qu’on charge, la braise qui s’installe, la pièce qui prend sa croûte, la tranche. Tournée en cuisine, pendant le service, avec nos propres images. Sur téléphone, c’est une version verticale de cinquante-sept secondes qui se lit à la place. Le même jour, la carte de l’été 2026 devient téléchargeable en PDF depuis la page du menu, pour ceux qui aiment lire une carte avant de réserver — ou l’imprimer.
Les deux salons du 2e étage — jusqu’à 36 convives, en L, reliés par des portes françaises, avec le piano — se demandaient jusqu’ici par téléphone ou par courriel. Il y a désormais un formulaire sur la page de la salle privée : la date souhaitée, le nombre de convives, et nous répondons sous 48 heures. Le téléphone reste le plus rapide. La plateforme de réservation, elle, réserve des tables, pas des salles — et elle ne sait rien de votre date, de votre discours ni de vos allergies. C’est pour ça qu’un groupe passe par nous.
La carte de l’été est en vigueur jusqu’à la carte d’automne. Elle suit les arrivages : tomates de saison passées au feu, fleur de courgette farcie, maïs grillé, chanterelles. Deux façons de laisser la cuisine décider : Le Signature, cinq services, 110 $ par personne ; Le Convivial, une seule grande pièce posée au centre de la table, 230 $ pour deux. Et les mercredis et les jeudis, la bavette à volonté à 60 $ — même pièce, même grille, même braise d’érable : on vous en ressert simplement. C’est la façon la plus simple de faire connaissance avec la maison.
En mai 2026, à la deuxième édition québécoise du Guide MICHELIN, Maison Boire conserve sa place dans la sélection. La Tribune la compte parmi les cinq tables de l’Estrie reconduites, et Granby entre deux fois dans le Guide : Maison Boire y reste, et Pavane, rue Principale, y fait son entrée. Deux années de suite, c’est la reconnaissance d’un travail qui ne se voit pas depuis la salle : la régularité. Le même feu, la même exigence, quatre soirs par semaine, que la salle soit pleine ou non. Les deux plaques sont sur le perron ; le reste est à table.
En 2025, le Guide MICHELIN publie sa première édition québécoise et retient Maison Boire dans sa sélection inaugurale, aux côtés des grandes tables de Montréal et de Québec, et parmi une poignée d’adresses de région. La plaque a été remise sur le perron du 13, rue Court. Pour une maison ouverte à Granby en 2017, dans une ville de 65 000 habitants à une heure de Montréal, la sélection valide une chose : la géographie n’est pas un plafond. Une distinction se lit ; une table se vérifie.
En janvier 2024, l’artiste photographe Rizlane Abdessamad devient copropriétaire de Maison Boire, aux côtés de Brian Proulx. Ses œuvres — des tableaux-photographiques éthérés, en longue exposition, où le corps devient lumière — transforment les murs de la maison en galerie ; elle y a présenté sa première exposition solo, sur trois étages. Depuis, les murs changent avec les saisons, comme la carte. Dans les avis publiés, les convives la nomment, avec Brian : c’est une maison où l’on connaît ceux qui vous reçoivent.
Le 16 novembre 2021, au congrès de l’ARQ, Maison Boire reçoit le Prix restaurateur de l’année d’Aliments du Québec au menu, à sa quatrième édition. La Presse titre deux jours plus tard : « Maison Boire : 100 % local… sauf le café ». La formule est de Brian Proulx : « Il n’y a que le café qui n’est pas local. » Aujourd’hui, dix-sept maisons nourrissent Maison Boire ; seize sont à moins de 120 km, et la distance médiane est de 38 km. L’exception, c’est le Sel du Saint-Laurent, à 468 km.
Au début de mars 2020, au Restaurants Canada Show, à Toronto, le programme LEAF remet à Brian Proulx le premier rang canadien : Maison Boire est nommée restaurant le plus vert au Canada. La certification LEAF niveau 3 était arrivée l’été précédent, deux ans après l’ouverture. Ce que la maison mesure : l’origine, la saison, le résidu, l’énergie, la matière. Les jardins sont derrière, la serre au fond, l’atelier en haut ; sur rendez-vous, en début de service, nous faisons visiter. Brian l’a dit à HRImag à l’époque : « Les changements sont lents à instaurer. »
Le 17 juin 2017, Brian Proulx ouvre Maison Boire dans une maison victorienne de 1893, au 13, rue Court, à Granby — avec le feu au milieu de la salle dès le premier soir. La certification LEAF niveau 3 arrive à l’été 2019 ; le Prix excellence tourisme, le 14 novembre 2019, est le premier prix reçu par la maison. Tout est daté et sourcé sur la page des distinctions.